Concertation Bozel 2030
Documents
-
JOB - présentation concertation préalable VF1
Support de présentation des projets objet de la concertation préalable
-
VOB - bilan de la concertation VD
Bilan de la concertation préalable
-
001 - Bilan concertation - annexe 1
Annexe 1 au bilan de la concertation préalable
-
003-Bilan concertation - annexe 2
Annexe 2 au bilan de la concertation préalable
-
002-Bilan concertation - annexe 3
Annexe 3 au bilan de la concertation préalable
-
JOB - Avis de concertation préalable - réouverture
Avis de réouverture
Commentaires
La période de commentaires est terminée pour cette concertation.
Projets immobiliers résidentiels, touristiques, commerces, équipements annexes (PIRT) / village olympique à Bozel (73350)
Cette concertation préalable vise à permettre en particulier un débat de l’opportunité de ces projets.
En préalable, FNE Savoie souligne le non-respect des conditions de concertation et d’information de la population sur les JOP, prévues par les dispositions de la Convention d’Aarhus. C’était au moment du dépôt de la candidature des « Alpes Françaises » à l’organisation des JOP 2030 qu’il fallait poser cette question d’opportunité.
FNE regrette profondément le refus d’organiser un débat public sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public. La concertation sur ce projet actuellement réalisée ne consiste qu’en un dossier d’information très sommaire.
Sur ce point d’opportunité de la création d’un village olympique à Bozel, depuis l’annonce récente que l’ascenseur valléen Bozel -Courchevel s’arrêtera à Courchevel Village, FNE Savoie considère que le projet de village olympique à Bozel n’a plus lieu d’être.
Le point de départ des remontées vers les sites de compétition est situé à Courchevel 1850. Pour accéder à Courchevel 1850 depuis Bozel par l’ascenseur valléen tel que prévu désormais, il faudra, à la suite de l’ascenseur, soit marcher 300 m pour emprunter la télécabine des Grangettes, soit emprunter le télésiège des Tovets puis marcher 300m. Une majorité des athlètes préférera utiliser la route pour accéder aux sites de compétition. Et en particulier , la très grande majorité des athlètes para olympiques.
FNE Savoie estime que désormais, l’emplacement idéal pour le village olympique se situe à proximité immédiate des épreuves, au Praz, à Courchevel. Cela diminuera les dépenses carbone des déplacements des athlètes.
Le village olympique était initialement destiné à héberger les compétiteurs des sites d’épreuve de Courchevel et Meribel. La décision du COJOP de retirer les épreuves prévues à Meribel a déjà diminué l’intérêt de créer ce village olympique à Bozel. Il paraît donc plus logique de l’installer au plus près du seul site olympique de Courchevel.
En conséquence, FNE Savoie ne dépose pas d’avis complémentaire sur les objectifs et les principales caractéristiques ou orientations de ce projet, devenu inutile à Bozel selon nous dans le cadre des JOP 2030.
La fallacieuse appellation « ascensceur valléen », cachant intentionnellement une enième télécabine de tourisme qui sera finalement incapable de « décarboner » quoi que ce soit, résume bien la façon sournoise de présenter la politique d’aménagement engagée - du grotesque et fantasmé plan local d’urbanisme largement retoqué en 2022 jusqu’à la providence de siphonnage d’argent public via les jeux olympiques, pour lesquels la population locale n’a jamais été consultée.
Un beau prétexte pour continuer à livrer la vallée de Bozel au lobby de l’immobilier § bâtiment au détriment de la qualité de vie des populations locales qui vont encore plus subir la pollution atmosphérique, sonore et visuelle déjà bien présente : trafic accru de camions poids lourds aux rejets nocifs multipliés par l’altitude, verrues paysagères des chantiers incessants et tas de remblais bourgeonnant partout, circulation commerciale ou de loisir bruyante d’aéronefs de toute sorte dont le vacarme se répercute d’un versant à l’autre…
Engager un territoire sur un modèle de développement économique éculé, niant la dette écologique et la mixité sociale est une insulte à l’esprit montagnard ayant patiemment bâti et entretenu l’équilibre socio-écologique de la civilisation agro-pastorale depuis des milliers d’années. En une grosse centaine d’année les industries humaines auront rompu ce précaire équilibre nécessaire aux fragiles milieux de montagne. Il est navrant de constater que Bozel souhaite perdurer dans cette voie, condamnée à un vulgaire avenir d’usine à ski aux innombrables volets fermés et refuge climatique réservé aux plus aisés. Il est urgent de contenir et recentrer le modèle touristique afin qu’il cesse de nuire aux habitants permanents qui en ont marre de constater la dégradation incessante de leur qualité de vie § environnement.
La destination des logements et bâtiments après les Jeux
L’utilité durable du programme pour Bozel constitue un enjeu central. Au-delà des capacités hôtelières et touristiques annoncées, la contribution au logement des habitants permanents et des travailleurs saisonniers reste à préciser en nombre de logements, en capacité d’accueil et en conditions économiques d’accès.
Quels engagements permettront de maintenir ces usages dans le temps, notamment en cas de vente ou de changement d’exploitant, et sur quelles hypothèses de loyers et de charges repose leur accessibilité aux publics concernés ?
Le calendrier mérite aussi d’être harmonisé : la présentation évoque une livraison en phase héritage à l’été ou à l’automne 2030, tandis que le bilan mentionne des usages à compter de 2031. Cette différence appelle une clarification des travaux de reconversion nécessaires, de leur financement et des conditions de mise en service définitive.
La distinction entre l’état olympique et l’état définitif dans les autorisations, notamment si le dispositif de permis à double état est utilisé, permettrait de mieux apprécier les engagements de reconversion et les solutions prévues en cas de retard ou d’absence d’exploitant.
Sources : présentation, p. 13 ; bilan de la concertation, p. 1 ; article 24 de la loi du 20 mars 2026 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2030.
Le fonctionnement quotidien du village et les charges collectives
L’arrivée de nouveaux hébergements et équipements modifiera les déplacements et les besoins de services au-delà de la période olympique. Une estimation distinguant les déplacements supplémentaires des flux existants simplement réorganisés permettrait d’apprécier les conséquences des arrivées et départs de vacanciers, des déplacements du personnel, des livraisons et de la fréquentation du lac.
Comment le fonctionnement des accès et du stationnement sera-t-il assuré lors des pointes de fréquentation, et quelles réponses sont envisagées en cas de saturation ?
Le remplacement du parking public du Désert au Pré de la Chèvre et les cheminements accessibles ont déjà été annoncés. Les précisions utiles portent désormais sur les distances, les pentes, l’entretien hivernal et les conditions d’accès au stationnement, afin d’évaluer le maintien des usages des habitants et des visiteurs.
Enfin, l’absence annoncée de participation communale à l’équilibre de l’opération ne renseigne pas entièrement sur les charges publiques futures. Une distinction entre les investissements pris en charge par l’opération, les éventuels travaux de réseaux ou aménagements financés séparément et les dépenses ultérieures d’exploitation et d’entretien permettrait d’en apprécier les conséquences pour la collectivité.
Quels équipements seront à la charge d’une collectivité après leur livraison, avec quel coût annuel prévisionnel et quelle sensibilité à une fréquentation touristique inférieure aux hypothèses retenues ?
Source : compte rendu de la réunion publique.
Ces observations portent sur les conditions de réalisation du projet et son utilité durable pour Bozel. Pour les points qui restent à l’étude, le bilan actualisé pourrait-il préciser les documents et les étapes de participation au cours desquels les éléments de réponse seront accessibles au public ?
Le cadre de participation du public
Le caractère volontaire de la concertation a été expliqué en réunion. Un point particulier mérite néanmoins d’être précisé concernant la gare routière prévue au Pré de la Chèvre : l’article R. 103-1 du Code de l’urbanisme soumet à concertation la création d’une gare routière lorsque le montant de ses travaux dépasse 1,9 million d’euros.
Le coût propre à cet équipement n’étant pas identifié dans les éléments examinés, ce seuil est-il atteint et, dans cette hypothèse, comment l’obligation correspondante s’articule-t-elle avec la présente démarche ?
Le bilan annonce par ailleurs une participation du public par voie électronique lors de l’instruction de la première autorisation. L’identification de cette autorisation et d’un calendrier prévisionnel de mise à disposition de l’évaluation environnementale et des avis associés aiderait à comprendre la suite de la procédure.
Sources : article R. 103-1 du Code de l’urbanisme ; bilan de la concertation, p. 3.
Le dimensionnement du projet et ses conséquences environnementales
Le dossier expose les raisons ayant conduit au choix des sites. L’appréciation du programme gagnerait toutefois à s’appuyer également sur une comparaison des solutions envisageables : programme moins important, réutilisation de bâtiments existants, autre répartition des constructions ou absence de réalisation. Quels éléments comparatifs permettent de considérer que le dimensionnement retenu répond le mieux aux besoins locaux, au regard de l’artificialisation, des déplacements et des coûts associés ?
L’évaluation environnementale commune annoncée devrait également permettre de distinguer les effets des trois secteurs immobiliers et leurs effets cumulés avec les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement.
Concernant la Gagée des champs, les mesures présentées appellent surtout des précisions sur les possibilités de conservation sur place examinées avant d’envisager une transplantation et, si une dérogation relative aux espèces protégées est nécessaire, sur les justifications et le suivi qui l’accompagneront.
Pour les risques de crue, l’existence d’une étude hydraulique est déjà mentionnée. La communication de ses principales conclusions permettrait de comprendre les effets des remblais, des sous-sols et de l’imperméabilisation sur les terrains voisins et l’aval, ainsi que leur articulation avec les prescriptions de prévention des risques applicables aux autorisations.
Source : dossier de présentation, notamment p. 14 à 18.
Les conditions de réalisation du chantier
L’objectif minimal de valorisation de 30 % des déblais et l’engagement d’établir un cahier des clauses environnementales constituent des premières réponses. Leur portée dépendra cependant des volumes concernés, des filières effectivement disponibles et des prescriptions imposées aux entreprises.
Comment ces engagements seront-ils traduits en dispositions vérifiables concernant la destination des matériaux, les mouvements de poids lourds, les horaires, le bruit et les poussières ? La présentation des modalités de contrôle et du maintien des accès aux logements, commerces et services de secours permettrait d’apprécier concrètement la protection des riverains pendant les travaux.
Source : compte rendu de la réunion publique, p. 2–3.
Les documents de concertation et le compte rendu de la réunion publique apportent plusieurs précisions utiles sur le programme et les mesures envisagées. Certains points restent toutefois à éclaircir pour apprécier l’adéquation du projet aux besoins du village, sa conformité aux règles d’urbanisme et ses conditions de fonctionnement à long terme. Pour les éléments encore à l’étude, l’indication des prochaines étapes de leur publication permettrait de comprendre comment ces questions seront traitées.
**L’adéquation du projet aux capacités des réseaux**
Le rapport de présentation du PLU comporte des indications difficiles à concilier concernant l’assainissement. La capacité de la station d’épuration du Carrey est donnée à 65 000 équivalents-habitants dans le tome 1, page 220, contre 4 500 dans le tome 2, page 28. Ce dernier présente également un apport supplémentaire de 350 équivalents-habitants comme inférieur à 10 % d’une capacité résiduelle estimée entre 1 000 et 1 300 équivalents-habitants, alors que ce rapport représente environ 27 à 35 %.
Ces écarts ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une insuffisance de la station. Ils rendent cependant nécessaire une clarification des données utilisées. Sur quelle capacité et quelle marge réellement disponible repose l’évaluation des rejets des trois secteurs, pendant les Jeux puis en exploitation définitive, notamment lors des pointes touristiques ?
Concernant l’eau potable, le PLU présente déjà un bilan favorable actualisé en 2025. L’enjeu serait donc de préciser comment les hypothèses de ce bilan correspondent au programme finalement retenu, plutôt que de reprendre une démonstration générale de disponibilité de la ressource.
Source : [rapport de présentation du PLU, tome 1, p. 220, et tome 2, p. 27–28](https://data.geopf.fr/annexes/gpu/documents/DU_73055/1813c3887e766db5c2ebb5caed1aedb9/73055_rapport_20251217.pdf).
**La cohérence entre le programme présenté et les règles du PLU**
La lecture croisée des orientations d’aménagement et du règlement soulève une difficulté concernant les usages autorisés. Des possibilités d’accueil touristique sont évoquées pour le Pré de la Chèvre et le Martinet, tandis que le règlement de la zone 1AUE interdit notamment les hôtels et autres hébergements touristiques et soumet les habitations à certaines conditions.
Une présentation des destinations réglementaires retenues, bâtiment par bâtiment, permettrait de comprendre cette articulation. Elle serait également utile pour la salle de séminaires annoncée au Pré de la Chèvre, dont la qualification doit être rapprochée des destinations autorisées dans cette zone.
Comment la conformité au règlement et la compatibilité avec les orientations d’aménagement seront-elles assurées dans l’état définitif des constructions et, si des dérogations sont envisagées pour leur usage olympique provisoire, sur quelles dispositions porteront-elles et comment seront-elles justifiées ?
Les hauteurs annoncées en réunion appellent également une démonstration au regard des règles précises de calcul. Au Désert, le règlement prévoit notamment une limitation particulière à 10 mètres dans une bande de 15 mètres le long d’un linéaire identifié. Au Pré de la Chèvre, une cote altimétrique maximale est prévue par l’OAP, sous réserve des exceptions applicables. Des coupes cotées permettraient de vérifier ces points sans déduire une non-conformité des seules hauteurs générales présentées.
Enfin, un bilan distinguant le stationnement destiné aux hébergements, à la restauration, au personnel et au public permettrait de vérifier les obligations propres à chaque programme et de comprendre les éventuelles mutualisations.
Sources : [règlement du PLU, notamment p. 67–68, 73, 77 et 80](https://www.mairiedebozel.fr/wp-content/uploads/2025/12/73055_reglement_20251217.pdf) ; [orientations d’aménagement des secteurs concernés](https://www.mairiedebozel.fr/wp-content/uploads/2025/12/73055_orientations_amenagement_20251217.pdf) ; [article 24 de la loi du 20 mars 2026 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2030](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFSCTA000053707093).
Ces projets sont directement liés à la création d’un ascenseur valléen qui a fait l’objet d’une concertation préalable sur la commune de Courchevel et pour lequel son tracé est fortement contestable.
En effet la localisation à Bozel du départ de cet ascenseur valléen est mal positionnée et ne permettra pas une desserte directe du site du Praz où se situeront les sites des épreuves olympiques de ski alpin et de saut à ski.
On peut alors douter se son utilisation par les athlètes logés au village olympique prévu à Bozel.
Pour dévier et limiter le flux des voitures qui fréquentent les différents niveaux de la station de Courchevel, plutôt que d’amener ce transit sur Bozel, il aurait été préférable de créer une zone tampon du trafic routier et donc de positionner l’ascenseur valléen au niveau du rond-point du Carrey avec une desserte directe du Praz et de Courchevel station via les téléportés existants.
Le choix du départ de l’ascenseur valléen, à part la valorisation de l’immobilier et du tourisme à Bozel, est une anomalie en termes de mobilité et dont il faudra à la fois payer l’investissement mais aussi et surtout le fonctionnement qui restera pour une part à la charge des seulement 2000 habitants de Bozel avec à la clef un fort risque d’endettement de la commune et une augmentation des impôts locaux.
Pour en revenir à la présente concertation celle-ci n’apporte aucun élément permettant d’apprécier les enjeux et les impacts de ces aménagements. L’aspect voirie n’est même pas évoqué et le raccordement de ces équipements avec les impacts sur l’augmentation du flux routier n’est même pas abordé. Comment l’augmentation du trafic routier sera-t-il pris en compte avec le raccordement sur la RD915 ? Quels aménagements prévus ?
D’autre part la présentation de l’évaluation environnementale est remise à plus tard et aucun élément autre que des banalités sont mises à disposition du public.
Pour conclure, cette consultation du public est une pseudo consultation où les enjeux de ces aménagements sont mis de côté.
dans le cadre de l'aménagement d'une grande surface et d'une station service a proximité immédiate du future parking et logements des JO 2030, l'accès a
la dite station service se faisant uniquement par le parking de cette grande surface, il est a craindre qu'une forte fréquentation des clients hors supermarché,
engorgent les voies de circulations, ainsi que le dit parking, causant de gros problèmes d'insécurité vis a vis des personnes a pieds, enfants et autres ...
il serait donc opportun de réfléchir a une solution d'un double accès pour les clients hors supermarché, touristes et habitants de la vallée.
Cordialement
Didier MACHET